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L’état de stress post-traumatique (E.S.P.T.) est causé par un choc émotionnel qui crée des dommages psychologiques et somatiques importants et diversifiés. L’E.S.P.T. se contracte en un instant, mais ses effets dévastateurs s’installent pour toujours.
Lorsqu’une personne, sous l’emprise d’une peur intense, entre dans un état modifié de conscience, (ou d’hypnose), les “informations” émotionnelles, physiques et cognitives qu’elle reçoit sont “engrangées”, comme encapsulées, à un niveau inconscient et ce, parfois, pour des dizaines d’années. Les victimes d’E.S.P.T. vont endurer pendant des années, une partie ou l’ensemble des symptômes suivants : perte radicale de l’estime de soi (avec pour corollaire le sentiment d’être responsable de l’incident traumatique dont ils sont la victime), désespoir, dépression, phobies, peurs, anxiétés, troubles du sommeil, cauchemars récurrents, flash-backs, dissociations et états modifiés de conscience fréquents au point que dans les cas les plus sévères, certains patients ont été diagnostiqués erronément comme psychotiques. On peut observer aussi des changements persistants de l’humeur comme, par exemple, une personne réputée, avant l’incident traumatique, calme et peu agressive, qui devient excessive et violente. Cette transformation de l'angoisse crée un comportement connu sous le nom de victime identifiée à l’agresseur.
Le volet le plus important de cette symptomatologie est sans doute celui de la psychosomatique, tant il est vaste et diversifié quant aux types de pathologies (aux conséquences parfois graves) qui peuvent se manifester suite à un choc traumatique. Et il faut encore souligner l’incidence du syndrome post-traumatique dans l’étiologie des assuétudes telles que alcool, drogues, problèmes alimentaires et dans d’autres comportements autodestructeurs comme l’automutilation, la promiscuité sexuelle et le suicide.
Sans un traitement spécifique, les informations restées inconscientes sont facilement réactivées par un son, une odeur, un toucher, une sensation, une vision, une pensée exacerbant ainsi les symptômes habituellement expérimentés par le patient. C'est le principe même de ce qu’on appelle la victimisation secondaire. C’est le cas lorsqu’une victime est invitée à parler, à se remémorer l’incident sans qu’il y soit porté remède immédiatement.
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